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L' atelier un mardi dans ses oeuvres animé par Annie Boutet

le mardi matin de 9h à 12h et de 14h à 18h



Comment peindre à l’huile

 

La peinture à l’huile est un mélange de pigments et d’huile siccative pour obtenir une pâte plus ou moins consistante. L’huile utilisée généralement est l’huile de lin.

            Cette peinture sèche plus lentement que la peinture acrylique et permet de mieux mélanger les couleurs.

Le séchage est une oxydation de l’huile qui se polymérise (réaction en chaîne qui permet de lier de proche en proche des molécules) et durcit, sans changer l’aspect de l’œuvre. Il emprisonne les pigments et permet la conservation de l’œuvre.

            La tradition veut que l’on peigne sur un support en toile de lin, dûment apprêté soit à l’acrylique ou au gesso. Ce support sera nourri de couches successives de plus en plus grasses. L’explication en est simple : les couches maigres mettent peu de temps à sécher (action du siccatif), donc elles entreraient en conflit avec les précédentes si elles étaient plus grasses parce qu’elles traîneraient à s’oxyder à leur tour, d’où un phénomène variant entre la peau d’orange et celle du reptile au cours de la mue.

            On peu peindre aussi sur du papier toilé, du carton toilé, des planches de bois, des panneaux de fibres agglomérées, etc.003

 

Il faut connaître les techniques de bases et les couleurs pour peindre avec succès. Mais une bonne connaissance de ces techniques permet aux amateurs de passer du bon temps sur leurs toiles et de peindre chacun à leurs niveaux. Le talent est une notion que l’on peut laisser aux grands maîtres mais la passion et l’effort sont associés à tous pour créer, moduler, modifier où copier des œuvres qui vous ont transpercer le cœur par la beauté de l’ensemble ou la richesse des couleurs.

 

            Avoir des brosses de bonne qualité est important car vous le remarquerez, les résultats seront différents selon les brosses employées. Il existe par exemple des brosses plates usées bombées, des brosses plates à bout carré, des brosses en poil de martre, des brosses synthétiques qu’il faut prendre très souple.

            Pourquoi tant de formes de pinceaux fabriqués avec tant de poils et en tellement de taille. Chaque artiste a son mode d’expression et a besoin d’outils adaptés, d’autre part chaque forme a son usage.

 

La réalisation d’un tableau à l’huile se déroule en deux phases :


le travail du fond et des masses avec des pinceaux en soies. Les masses se mettent en place avec une brosse courte, la plus large possible. la brosse plate courte sur le champ ou à plat donne les détails et construit le fond. La brosse ronde permet de préciser les détails et les contours. La brosse plate longue en soie ou usée bombée apporte la couleur pour donner au tableau son épaisseur et son relief. La brosse éventail permet de fondre ensemble les couleurs.

Le travail de finition avec des pinceaux en poils naturels pour parfaire le tableau. La brosse courte en martre permet de modifier les couleurs en douceur, de donner du relief à l’objet peint. La brosse ronde en martre est choisie pour les contours en douceur, la brosse plus longue ou usée bombée pour garnir discrètement le sujet en couleur.

 

Il existe différentes fibres, naturelles en soies de porc, en martre, de Russie, de Chine, mais surtout en martre rouge Kalinsky, poil extra fin, un ressort et une élasticité incomparable pour le travail de précision et de détail, le Kevrin, poil fin naturel très huileux, la martrette, mélange de poils fins, remplace le poil de Martre en peinture à l’huile. 

            Le couteau ou spatule permet d’obtenir du relief et d’augmenter ainsi la matière de l’œuvre.

            Dans votre petit coin de peinture, disons votre atelier, un beau chevalet en chêne vous permettra de peindre des grands formats et un petit, pliable sur votre table sera indiqué pour des petits formats. Pour ceux qui veulent peindre dans la nature, il existe des chevalets pliants, très légers, en aluminium. 

 

            Les couleurs pour une palette de base varient suivant le choix du sujet et les fabricants. Si vous voulez que vos tableaux durent, prenez des couleurs permanentes.

La permanence d’un pigment traduit sa résistance au changement sous l’effet de l’exposition à la lumière et surtout aux rayons ultraviolets.

Acheter de préférence des tubes dotés des symboles trois étoiles qui donnent une fixité complète à la lumière même en dégradé.

 

            Le débutant peut peindre avec des tubes de :

             couleurs chaudes comme : le rouge de cadmium clair (le plus brillant des rouges), cramoisi d’alizarine, orange de cadmium, jaune de cadmium clair, jaune Sahara, vert anglais, vert de vessie, vert émeraude, vert permanent clair

ou couleurs froides : vert Véronèse, bleu outremer, bleu de céruléen, bleu de phtalocyanine, violet permanent, terre d’ombre brûlée et naturelle, brun Van Dick, noir d’ivoire, blanc de titane.

Certaines couleurs comme le violet (du rouge et du bleu) peuvent apparaître chaudes ou froides selon qu’elles contiennent une proportion plus importante de l’une ou de l’autre.

 

Il est préférable d’acheter des couleurs extra-fines car elles contiennent un taux de pigmentation très élevé. A l’ouverture, d’un tube, on pourra constater parfois une remontée d’huile. Il s’agit d’un excès d’huile nécessaire au broyage de certains pigments.

Pour être couvrantes, les couleurs doivent masquer le fond sur lequel on les applique. Le pouvoir couvrant dépend de la nature chimique du pigment, de sa granulométrie, (ex : les cadmiums).

Le pouvoir colorant, est l’aptitude à modifier par mélange la nuance d’une autre couleur ou plus simplement à teinter un blanc. Pour un ton donné, moins il faut de couleur, plus son pouvoir colorant est élevé. Le pouvoir colorant est aussi appelé "dégradé".

 

Les huiles :

Il existe les huiles fixes (huile de lin et huile de noix) et les huiles essentielles obtenues par distillation (essences).

Les huiles essentielles

Laissées au contact de l’air, les essences ou huiles essentielles disparaissent complètement par volatilisation. Quelles soient d’origine végétales, comme l’essence d’aspic, ou minérale comme l’essence de pétrole, elles constituent en peinture des diluants volatiles.007

Les huiles fixes

Les huiles fixes par contre ne s’évaporent jamais. Au contact de l’air, elles peuvent, comme celle de l’huile d’olive ou d’arachide, rester indéfiniment fluides (huiles non siccatives).

D’autres appelées siccatives se solidifient peu à peu (huile de lin ou d’oeillette) et servent de liant plus spécialement pour le broyage des couleurs à l’huile.

L’huile de lin est la plus siccative et la plus résistante.

L’huile de lin siccative vite mais jauni comme l’huile de lin clarifiée, mais transparence extrême,  L’huile d’oeillette, extraite des graines de pavot, jauni peu mais siccative mal.

L’huile noire est une huile de noix pure, cuite avec de l’oxyde de plomb. Elle est le plus sûr des siccatifs, le seul utilisé par les anciens maîtres. Allongée de 2 ou 3 volumes de térébenthine, c’est le meilleur véhicule pour ébaucher une toile. Elle a toutes les qualités, se mélange aux couleurs pour les allonger, un séchage effectif en quelques heures sans craquelure, travail pouvant être repris le lendemain sans risque majeur de détrempe  de la coupe picturale. 

 

Une huile siccative ne sèche pas, elle ne s’évapore pas, au contraire elle capte l’oxygène de l’air. Il est un pigment, le noir d’ivoire, qui retarde l’oxydation de l’huile et il faut parfois augmenter sa siccativité par l’ajout d’un siccatif (avec prudence). Trop, la couleur ne sèche plus à fond, cas des craquelures de la pâte.

Cas des rides ou frisage, à l’inverse du processus des embus, l’huile encore fluide du dessous vient gonfler le dessus déjà sec, donc augmente le volume. La surface dilatée glisse sur le fond mou et se met en place en plissant.

Les embus et craquelure de retrait sont occasionnés par une peinture qui sèche trop lentement par superposition de la pâte. Le siccatif de Courtrai permet un séchage plus rapide.

Le terme d’embus est généralement employé pour désigner les tâches mates involontaires, d’autant plus gênantes que les tons s’en trouvent dénaturés par le dessèchement des couleurs.001

 

Les médiums

liquides, au contraire du danger que l’huile crue fait courir à l’oeuvre, substituent des huiles déjà transformées par une polymérisation préalable et aussi des résines dont la structure inerte est insensible au vieillissement.

Pour allonger des couleurs en cours d’exécution : médium siccatif pour un tiers, essence de térébenthine pour deux tiers.

Il existe des médiums en pâte. Ils ont la propriété de donner des pâtes se fluidifiant par le mouvement de la brosse pour se raffermir au repos.

 

La palette doit être de couleur neutre. Pour peindre chez soi, un plateau en fibre de verre est conseillé, il est de bonne taille et peut se nettoyer à l’essence de térébenthine facilement. Une palette pelable en papiers est pratique pour son utilisation jetable après l’exercice.

Le vernis à retoucher permet de remédier aux inconvénients des embus. Il comble le vide laissé par l’huile et relie solidement entre elles les diverses couches de peinture.

Le vernis à retoucher, passé en couches très légères sur un tableau terminé, et au repos depuis un mois, joue le rôle  de vernis à tableaux proprement dit. Le vernis à retoucher surfin est incolore et ne jauni pas en vieillissant. Grâce à l’essence de pétrole qu’il contient, il s’infiltre plus aisément que les vernis à base d’essence de térébenthine dans la couche de peinture sans risque de la détremper.

On peut le diluer avec de l’essence de térébenthine. C’est aussi l’essence de térébenthine qui servira à nettoyer le matériel.

 

Dépoussiérez à sec avant de vernir définitivement votre tableau.

Le vernis définitif, six à un an suivant l’épaisseur de la pâte, trouvera, pour se mettre en place un fond nourri.

Pour les amateurs, les vernis à tableaux surfin offrent une grande souplesse et une grande résistance au bleuissement et à l’humidité. Il ne faut ajouter aucune essence ni aucun autre produit.

Ne pas soumettre la toile fraîchement vernie à un brusque changement de température.

En cas d’urgence de vernissage (exposition), utilisez un vernis à retoucher en bombe aérosol.

Pour une finition très brillante, le vernis Dammar surfin mais il faut éviter son emploi par temps humide.

Un brillant encore plus élevé que l’on voit sur des tableaux modernes dans certaines galeries, le vernis à tableaux à séchage rapide (vernis à la résine cétonique, essence de pétrole, extrait sec). Il donne à l’œuvre un brillant très élevé et on peut le manipuler rapidement.

 

La couleur : tonalité, intensité et température.

 

Le ciel est bleu, l’herbe est verte. Oui, mais ces termes, faut-il les comprendre pour progresser et donner de la vie et du relief à un tableau.

 

La valeur tonale d’une peinture.

C’est la couleur dominante. Chaque couleur pure en tube a une teinte et une valeur tonale : le jaune a une tonalité claire proche du blanc, le rouge et l’orange ont des valeurs moyennes situées au milieu de la gamme tonale, le bleu, le vert et le violet ont des valeurs foncées. Dans un tableau c’est l’ambiance chromatique d’une peinture.

Eclaircir et assombrir une couleur : la plupart des blancs ont tendances à refroidir les couleurs auxquelles on les mélange en atténuant leur intensité. Quant au noir, il a tendance à les neutraliser en leur faisant perdre également leur intensité. Seule la pratique nous apprend les proportions exactes de tel ou tel mélange.

 

L’intensité d’une couleur.

Une intensité peut-être vive (ou forte), moyenne ou faible (ou terne). Certaines couleurs disposent d’une gamme plus large que d’autres : le rouge de cadmium possède plus de vingt nuances, allant de sa teinte pure au gris rougeâtre, le vert Viridian se limite à huit ou dix nuances. Une couleur vive peut-être un fruit rouge, moyenne quelques noix, faibles, des boîtes ou des bidons blancs ou de teinte neutre, une nappe, un ouvre boîte.

 

 

Reconnaître la température d’une couleur.

C’est à Chevreul ( XVIIIème siècle) que l’on doit une classification méthodique des couleurs par l’emploi d’un cercle divisé en 12 secteurs égaux appelé cercle chromatique.

Dans la palette chromatique, il y a des couleurs froides et des couleurs chaudes.

Si l’on place le rouge de cadmium clair en haut de la palette, les couleurs chaudes sont à droite, dans le sens des aiguilles d’une montre. Le vert permanent clair est en bas, à l’opposé du rouge de cadmium clair.

Couleurs chaudes :

Rouge de cadmium clair (primaire); Orange de cadmium (secondaire), terre de sienne brûlée; Jaune de cadmium moyen, terre de sienne naturelle; Jaune de cadmium clair (primaire), ocre jaune; Jaune de cadmium pâle; Vert anglais; Vert de vessie; Vert permanent clair (secondaire)

Couleurs froides:

Vert Véronèse; Bleu de céruléen; Bleu de phtalocyanine; Bleu de cobalt (primaire) ; Bleu outremer; Violet rouge de cobalt (secondaire); Garance brun alizarine ; Cramoisi d’alizarine; Ombre brûlée.

 

Dans une palette personnelle, on peut, suivant ses goûts, ajouter des couleurs telles : rouge vermillon, jaune de Naples, jaune japonais citron, jaune Sahara, jaune de mars, ocre chair, vert japonais clair, vert émeraude, bleu hortensia, bleu touareg, violet d’Egypte, brun Van Dyck, noir d’ivoire, blanc de titane, etc. 

L’ocre jaune, les terres de Siennes brûlées et naturelles, la terre d’ombre brûlée peuvent s’obtenir par mélange, mais du fait que l’on s’en sert souvent, il est préférable de les avoir en tubes.

  

Il est bon de savoir que sur un tube, la lettre « M » veut dire : couleur dont le mélange est stable. Un carré blanc : couleur transparente, donc on peut s’en servir pour exécuter des glacis. Un carré noir : couleur opaque. Un carré semi noir, blanc: couleur mi transparente, mi opaque. La série indique le prix. Trois étoiles : couleurs d’une fixité complète même très dégradées. Deux étoiles : couleurs très solides. Une étoile : couleurs solides employées pures.

Il existe maintenant, en tubes, des couleurs glacis.009       

 

Modifier la température d’une couleur. Quelques règles à savoir :

- c’est la comparaison par rapport à une autre couleur, qui révèle la température de la couleur.

- une couleur est au maximum de son intensité lorsqu’on la place à côté de sa complémentaire.

- éviter de placer côte à côte deux primaires ou deux secondaire de la même intensité.

- chaque objet éclairé devra être en accord avec la température de la couleur de la source lumineuse. Si une pomme, une poire ou une nappe blanche sont éclairées par une lumière jaune, tous les plans éclairés de ces objets devront contenir un peu de jaune.

- chaque objet dans l’ombre devra contenir un peu de complémentaire de la température de la lumière. Ainsi, la pomme, la poire ou la nappe contiendront un soupçon de violet, couleur complémentaire du jaune.

- une couleur est plus claire lorsqu’elle est éclairée par une lumière de teinte similaire, elle est plus terne lorsqu’elle est éclairée par une couleur complémentaire.

- si la partie éclairée de la pomme rouge et jaune est plus intense sous la lumière chaude, l’ombre aura une intensité plus faible et réciproquement, intensité moins forte sur les parties éclairées, ombre d’avantage de brillance.

 

On obtient des gris éclatants en mélangeant des complémentaires. Le mélange terre de sienne brûlée et outremer permet de rendre les gris de rochers et du bois exposé aux intempéries par exemple.

L’ombre et la lumière :

Permettent de créer une atmosphère, de définir la distance entre deux objets, d’unifier un sujet complexe et de révéler la solidité d’une forme. Leurs effets donnent du caractère à un tableau et permettent de situer, un moment, la saison, le lieu.

L’ombre et la lumière donnent corps à des sujets insaisissables comme l’eau, révèlent l’aspect rugueux ou lisse d’une surface et surtout permettent d’unifier un tableau.

 

                                                   


L'ATELIER EST ANIME PAR ANNIE BOUTET
COURS:  LE MARDI matin de 9h à 12 et le mardi après midi DE 14H à18H


 



 


 
 
 
 
 
 



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